Fin d’une grève de plus d’un mois au palace Royal Monceau

Vendredi 7 novembre 2014, par lohann // Royal Monceau

Après trente-cinq jours de grève, femmes de chambre, gouvernantes, valets, équipiers, cuisiniers, serveurs, barmans et plongeurs de l’hôtel de luxe parisien Royal Monceau ont mis fin à leur mouvement social. Ils ont en effet obtenu une augmentation de 3 à 6 % de leurs salaires, a-t-on appris, jeudi 6 novembre, de la CGT.
« Cela représente une augmentation moyenne de 60 à 103 euros par mois », a dit Didier Del Rey, de l’Union syndicale CGT des commerces parisiens, à la sortie d’une dernière réunion de négociation entre la direction, le médiateur nommé par la justice et les élus du personnel. Les employés ont également obtenu une prise en charge à hauteur de 60 % de leur mutuelle, au lieu de 50 % actuellement, et des primes.

La direction s’est enfin engagée à remplacer tous les salariés en congé, arrêt maladie ou formation, a ajouté le syndicaliste, qui précise que « la moitié des journées de grève pourront être récupérées » par des heures additionnelles de travail.

Près de soixante-dix des trois cents employés (quatre cents en comptant les cadres) du palace réclamaient une augmentation de leur salaire horaire de 2 euros, la diminution des cadences, une amélioration de leurs conditions de travail et la prise en charge de la mutuelle à 70 % par l’employeur. « Nous avions en face de nous des dirigeants du Qatar qui n’ont pas voulu lâcher les 2 euros d’augmentation du taux horaire », a déploré M. Del Rey, qui estime cependant que « c’est une victoire » et « que cela va faire un peu plus de pouvoir d’achat pour les personnels ».

En juin 2013, le Royal Monceau-Raffles, qui appartient à un fonds qatari, a rejoint le club très fermé des hôtels qui ont obtenu la distinction « palace ».

Le 7 Novembre 2014 - Le Monde

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