Alcatel Lucent Rennes, c’est fini

Vendredi 28 novembre 2014, par lohann // Alcatel

Le site rennais du géant des télécommunications ferme officiellement ses portes ce vendredi 28 novembre 2014. Après avoir multiplié les mobilisations tout au long de cette année, c’est la fin du combat pour les 118 salariés.

2013, Alcatel Lucent lance un plan "Shift" qui s’étendra jusqu’en 2015. L’entreprise perd 800 millions d’euros par an depuis dix ans et souffre de la concurrence des chinois Huawei ou ZTE. Pour ce plan de la dernière chance, Alcatel a décidé de recentrer ses activités sur les réseaux IP et l’accès au très haut débit, ce qui implique un plan social.

Retour sur les faits

En octobre 2013, le spécialiste en télécommunication annonçait un nouveau plan de restructuration : 10 000 emplois supprimés dont 900 en France, fermeture des sites de Rennes et Toulouse et la cession des sites d’Eu et Ormes.

Au final, il ne resterait qu’une unité en région parisienne et celle de Lannion, un coup de massue pour les ingénieurs du site rennais.

A partir de cette date, les 118 salariés vont se mobiliser enchaînant débrayage sur débrayage avec un objectif : limiter au maximum la perte d’emplois. Le plan initial prévoyait la suppression de 43 postes et le reste des effectifs soit 75 personnes redéployées sur les sites de Lannion et de Nozay dans l’Essonne.

Le sort des 118 salariés de Rennes

Plus d’un an après, le site ferme définitivement ce vendredi 28 novembre. Pour les ingénieurs du site rennais, c’est l’éclatement des équipes. Sur les 43 postes prévus en suppression, 37 ont trouvé une solution externe c’est-à-dire une formation, un autre emploi ou une mobilité en interne.

Sur les 75 redéploiements, 59 personnes continuent l’aventure avec Alcatel Lucent. Ils vont bénéficier pendant dix mois d’un centre de travail à Rennes afin d’éviter des déménagements en milieu d’année. Ils devront au plus tard rejoindre leur site en septembre 2015. « Un certain nombre essaie de trouver une solution externe avant de rejoindre Lannion ou Nozay » précise Pierre Ketels, syndicat CFDT.

Le 28 Novembre 2013 - France 3 Bretagne

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