Ecomouv’ : la direction annonce la suppression de tous les emplois

Mardi 9 décembre 2014, par lohann // Ecomouv’

La société Ecomouvouv’ vient d’essuyer un nouveau coup dur. La direction d’Ecomouv’ a annoncé mardi avoir présenté un projet de cessation de ses activités. Ce projet sera accompagné d’un plan de "suppression de tous les emplois existants pour motif économique" après l’abandon de l’écotaxe .

Quelque 200 salariés sont concernés par ce plan social, qui fait suite à l’annonce par l’Etat fin octobre de la résiliation à la fin d’octobre du contrat d’Ecomouv’ sur la collecte de l’écotaxe, entraînant des "conséquences irrémédiables" pour l’avenir de l’entreprise, a précisé la direction dans un communiqué.

"En effet, la société Ecomouv’ SAS a été créée avec une mission unique et exclusive : l’exécution du contrat de partenariat signé le 20 octobre 2011 avec l’Etat. La direction d’Ecomouv’ est donc contrainte de présenter un projet de cessation de ses activités et de suppression de tous les emplois existants pour motif économique", a ajouté l’entreprise.

Ecomouv’ est une filiale à 70% de l’Italien Atlantia (ex-Autostrade) où sont également présent les Français Thales (11%), SNCF (10%), SFR (6%) et Steria (3%).

Les salariés continueront d’être payés pendant un an

A l’heure actuelle, ce sont 160 salariés à Metz et 30 autres à Paris, tous en CDI qui se retrouvent sur la sellette. Outre ces effectifs, 130 douaniers devaient être chargés au pôle de l’écotaxe.

Début novembre, les représentants des salariés de l’entreprise avaient été reçus à Bercy. La ministre de l’Ecologie Ségolène Royal a déclaré mardi matin sur France Info que les "salariés seront payés pendant un an". Ceci étant une clause du contrat signé avec Ecomouv’.

"Des discussions sont en cours avec l’actionnaire pour trouver les moyens de les maintenir dans l’emploi, de leur garantir leurs salaires à court terme et de les orienter professionnellement à plus long terme", avait alors affirmé l’entourage de M. Hollande.

De son côté, la direction d’Ecomouv’ a affirmé mardi qu’elle "mobilisera(it) ses ressources pour identifier des possibilités de reclassement en France, et dans la mesure du possible dans la région de Metz".

La ministre de l’Ecologie Ségolène Royal, qui avait elle-même annoncé la suspension de l’écotaxe dans la foulée d’une rencontre avec des représentants des chauffeurs routiers, avait affirmé lors d’une visite à Rome le 19 novembre que l’Etat était favorable à une négociation avec Ecomouv’, mais en mettant tout sur la table, y compris les carences de la société.

Concernant la somme de 830 millions d’euros que l’Etat devrait verser à Ecomouv’ en dédommagement, Mme Royal avait précisé que cette somme était encore "à vérifier".

Le 9 décembre 2014 - Les Echos

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