Les profs ont défilé pour exprimer leur exaspération

Vendredi 12 mars 2010, par cclpv // Education Nationale

Manifestations et rassemblements ont eu lieu dans toutes les académies...

C’était une journée de mobilisation pour l’éducation ce vendredi. Huit syndicats sont à l’origine de l’appel à la grève : le Snes-FSU, premier syndicat des collèges et lycées, le Snalc-Csen, Snep-FSU, Snetap-FSU, SNFOLC, CGT Educ’action, Sud Education, et SNCL-FAEN.

Manifestations dans toute la France

Entre 1.100 manifestants selon la police et 10.000 selon les organisateurs ont défilé vendredi à Paris, entre Luxembourg et le ministère de l’Education nationale, pour exprimer leur « exaspération » et demander des postes et des personnels formés. D’autres manifestations ont eu lieu dans plus de 60 villes pour exprimer leur « exaspération » et demander des postes et des personnels formés.

A Paris, les manifestants, essentiellement des professeurs, sont partis peu après 14h15 du métro Luxembourg (5e), en direction des abords du ministère de l’Education nationale (7e) derrière une très large banderole sur laquelle on pouvait lire : « Abrogation des réformes Sarkozy-Chatel, de l’ambition pour tous les jeunes ! Des postes et des personnels formés ! ».

Dans la matinée, entre 1.400 et 3.000 personnes manifestaient déjà à Marseille et 1.300 à 2.500 étaient rassemblées à Lyon. A Sarreguemines (Moselle), ils étaient 800 lycéens à manifester. A Toulouse, les manifestants étaient entre 450 à 500, à Nice entre 350 et 500-1.000. On comptait aussi 200 personnes à Reims (Marne) et une centaine à Metz, Saint-Brieuc et Saint-Malo.

50% d’enseignants en grève selon les syndicats

A la mi-journée, le ministère de l’Education nationale indique que les taux de participation à la grève sont de 15,14% pour les enseignants des collèges, 8,03% pour les enseignants des lycées professionnels et de 11,70% pour les enseignants des lycées d’enseignement général et technologique. Soit une moyenne pondérée de 12,90% pour les enseignants du second degré.

Des chiffres très différents de ceux fournis par les syndicats. Environ 50% des enseignants étaient en grève, selon la co-secrétaire générale du syndicat Snes-FSU, Frédérique Rolet.

Dégradation des conditions de travail

Les organisations syndicales s’insurgent notamment contre les 16.000 suppressions de postes prévues à la rentrée, dans le cadre d’une « politique budgétaire qui dégrade toujours plus les conditions de travail et d’étude et réduit l’offre de formation ».

Elles contestent aussi la réforme du lycée, la jugeant conçue pour supprimer des postes et portant en germe une désorganisation des établissements en « imposant une autonomie de gestion de la pénurie ».

Turbulences et insécurité

Les syndicats s’inquiètent enfin des conditions d’entrée dans le métier des enseignants tout juste recrutés, qui pourront se voir imposer un temps plein dès la rentrée de septembre, ce qui n’a jamais été le cas jusqu’à présent.

De plus, cette journée de mobilisation intervient après les turbulences du début d’année : tensions autour des remplacements d’enseignants, d’une rentrée 2010 difficile avec des suppressions de moyens et du thème de l’insécurité après trois agressions d’élèves dans des établissements du Val-de-Marne cette année.

20minutes.fr 12 mars 2010

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