Doubs : Des patrons séquestrés

Jeudi 13 mai 2010, par nico // EAK

A Valentigney, dans le Doubs, les salariés de l’usine EAK, coentreprise formée par le Français Faurecia (PSA) et le Suédois Electrolux, retiennent les trois cadres dirigeants depuis mardi soir.

Des salariés d’une usine EAK, dans le Doubs, réutilisent une méthode très en vogue ces derniers mois, quand plusieurs sites de production fermaient sous l’effet de la crise économique : la séquestration des cadres dirigeants. Depuis mardi soir, les trois dirigeants du site de Valentigney, promis à la fermeture, sont retenus par leurs employés, qui veulent renégocier leurs conditions de départ.

"La direction est d’accord pour des discussions mais pas pour des négociations. Alors ils restent dedans et nous, on reste dehors", a déclaré mercredi Nadia Zedmia, déléguée Force ouvrière et secrétaire de l’Union locale du syndicat. "Ils ont à manger, à boire, tout ce qu’il faut", a-t-elle assuré.
Une prime supralégale, sinon rien

Coentreprise formée par le Français Faurecia, filiale de PSA, et par le Suédois Autoliv, filiale d’Electrolux, EAK emploie 92 personnes à la fabrication de ceintures de sécurité et d’airbags pyrotechniques. En raison d’un différend entre les actionnaires, l’usine doit fermer d’ici fin 2011, la production étant délocalisée en Turquie et en Tunisie. Les syndicats demandent une prime supralégale de 30.000 euros plus 10.000 euros en compensation des pertes de salaires occasionnées, selon eux, par le chômage partiel auquel l’usine est soumise depuis septembre 2008.

L’usine de Valentigney a déjà vécu un conflit social tendu en 2006, quand un plan social avait supprimé 84 emplois. Ce n’est pas le seul site affilié à Faurecia à connaître des difficultés économiques. En avril 2009, la direction d’une usine de l’équipementier automobile avait été séquestrée, à Brières-les-Scellés, dans l’Essonne. Pendant cinq heures, des cadres avaient été retenus puis relâchés sans aucune évolution concrète pour les salariés.

Le JDD le 12/05/2010


Doubs : Les patrons libérés

A Valentigney, dans le Doubs, les salariés de l’usine EAK, coentreprise formée par le Français Faurecia (PSA) et le Suédois Electrolux, ont "libéré" les trois cadres dirigeants retenus depuis mardi soir.

Des salariés d’une usine EAK, dans le Doubs, ont réutilisé mardi une méthode très en vogue ces derniers mois, quand plusieurs sites de production fermaient sous l’effet de la crise économique : la séquestration des cadres dirigeants. Depuis mardi soir, les trois dirigeants du site de Valentigney, promis à la fermeture, étaient retenus par leurs employés, qui veulent renégocier leurs conditions de départ. "La direction est d’accord pour des discussions mais pas pour des négociations. Alors ils restent dedans et nous, on reste dehors", a déclaré mercredi Nadia Zedmia, déléguée Force ouvrière et secrétaire de l’Union locale du syndicat. "Ils ont à manger, à boire, tout ce qu’il faut", a-t-elle assuré.

Une issue a finalement été trouvée mercredi soir peu avant minuit. Les salariés de l’entreprise EAK ont libéré jeudi les trois cadres dirigeants séquestrés depuis une trentaine d’heures, a annoncé la préfecture du Doubs. Les négociations sur le montant des primes supralégales de licenciement reprendront vendredi sur le site en présence de l’inspecteur du travail, a-t-on appris de même source. "Tout le monde est allé se coucher à une heure trente du matin avec un accord pour recommencer les discussions vendredi après-midi", a dit à Reuters Vanina Nicoli, directrice de cabinet du préfet.
Une prime supralégale, sinon rien

Coentreprise formée par le Français Faurecia, filiale de PSA, et par le Suédois Autoliv, filiale d’Electrolux, EAK emploie 92 personnes à la fabrication de ceintures de sécurité et d’airbags pyrotechniques. En raison d’un différend entre les actionnaires, l’usine doit fermer d’ici fin 2011, la production étant délocalisée en Turquie et en Tunisie. Les syndicats demandent une prime supralégale de 30.000 euros plus 10.000 euros en compensation des pertes de salaires occasionnées, selon eux, par le chômage partiel auquel l’usine est soumise depuis septembre 2008. La direction propose 5.000 euros, selon le syndicat Force ouvrière.

L’usine de Valentigney a déjà vécu un conflit social tendu en 2006, quand un plan social avait supprimé 84 emplois. Ce n’est pas le seul site affilié à Faurecia à connaître des difficultés économiques. En avril 2009, la direction d’une usine de l’équipementier automobile avait été séquestrée, à Brières-les-Scellés, dans l’Essonne. Pendant cinq heures, des cadres avaient été retenus puis relâchés sans aucune évolution concrète pour les salariés.

le JDD le 13/05/2010

Répondre à cet article