La mise à mort du travail à Fenwick-Linde

Samedi 21 novembre 2009, par cclpv // Fenwick-Linde

Communiqué de presse

Le syndicat sud fenwick tient à féliciter et à apporter son soutien au travail du réalisateur Jean Robert Viallet. Nous saluons la qualité de son documentaire « la mise à mort du travail » présentant notamment l’entreprise Fenwick-linde (diffusé le mercredi 28 octobre sur la chaîne de télévision France 3).

Contrairement à la communication écrite et verbale, faite auprès des salariés dès le lendemain matin de la diffusion, par la direction, nous affirmons en tant que salariés et représentants du personnel de cette entreprise, que les images et les propos présentés lors de ce reportage reflètent réellement ce que nous vivons au quotidien dans cette entreprise.
En aucun cas les témoignages ou attitudes présentés dans ce documentaire ne sont manipulés ou irréels comme le prétend notre direction.

D’autre part, nous condamnons le discours tenu dans ce documentaire par un cadre dirigeant de Fenwick affirmant : “si vous voyez un concurrent qui est entrain de mourir sur le bord de la route surtout n’hésitez pas à l’achever ”
Nous tenons à faire savoir que la majorité du personnel de l’entreprise ne se reconnaît aucunement dans ce discours malsain, et digne d’une époque que nous croyions révolue.
Mesurant la valeur et la dureté du travail fourni par tous les salariés de ce pays, les salariés Fenwick respectent et respecteront les salariés de toute entreprise, même concurrente.

L’image donnée par certains cadres dirigeants de Fenwick lors de la diffusion de ce document, est inadmissible et honteuse. Elle donne une image préjudiciable au respect des salariés vis-à-vis de leurs proches et des téléspectateurs.

Nous ne pouvons encore une fois et comme nous le faisons depuis plusieurs années, que déplorer les conséquences d’une nouvelle gestion de type « toyotisme » conduisant à des dérapages sectaires.
Ce management dégrade chaque jour un peu plus la santé et les conditions de travail des salariés de Fenwick pour le seul profit d’actionnaires prédateurs (plutôt que rapaces, c’est une suggestion) qui n’hésitent pas à supprimer 227 emplois par le biais d’un plan de restructuration menant à des licenciements économiques.

Syndicat sud fenwick
novembre 2009

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