Des élus plaident pour les salariés de Cooper au ministère de l’Industrie

Mercredi 29 septembre 2010, par cclpv // Cooper

Des élus de Haute-Normandie sont allés plaider mardi au ministère de l’Industrie en faveur des 316 salariés de l’usine de joints d’étanchéité pour l’automobile Cooper de Bolbec dont la fermeture est prévue en 2011. Dans la délégation figuraient notamment les maires de Bolbec Dominique Metot (SE), de Notre-Dame de Gravenchon Jean-Claude Weiss (DVD), de Lillebonne Nicolas Beaussart (PS) ainsi que les députés Jean-Paul Lecoq (PCF), Christophe Bouillon (PS) et Daniel Fidelin (UMP). Les élus ont notamment demandé aux conseillers du ministre qui les recevaient un accroissement des mesures en faveur des futurs licenciés, la mise à disposition du site pour d’autres activités et des garanties quant à l’avenir de l’usine Renault de Sandouville, donneuse d’ordres.

Pour sa part, le PDG de la Société des polymères Barre Thomas (SPBT) qui va fusionner avec Cooper France a souligné l’ampleur de la crise qui affecte l’automobile en rappelant que 4 millions de véhicules étaient fabriqués en France en 1990, trois millions en 2000 et seulement deux millions trois cent mille en 2010. Il a ajouté que dans le domaine spécifique de l’étanchéité, le regroupement des acteurs était la condition de la poursuite de cette activité en France. Quant au représentant du Fonds de modernisation des équipementiers automobiles (FMEA) mis en place par l’Etat et qui entre au capital de la société fusionnée, il a affirmé que la suppression de 400 emplois était la condition pour en sauver 1.600.

Quelque 32 salariés de l’usine de Bolbec se verront proposer une place dans la nouvelle société. D’autres postes pourraient être toutefois disponibles ultérieurement, selon le directeur des ressources humaines de Cooper. Les autres devraient être pris en charge par une cellule de reclassement.

Drakkar Online 28/09/2010


Fermeture de l’usine de Bolbec

L’usine Cooper-Standart automotive (316 salariés) de Bolbec, près du Havre, qui fabrique des joints pour l’automobile doit fermer ses portes en 2011 dans le cadre d’un rapprochement avec la Société des polymères Barre Thomas (SPBT). Outre celle de Bolbec, CSA compte trois usines en France, à Lillebonne (76), Vitré (35) et Creutzwald (57). La SPBT, qui appartient au fonds américain Silver Point, en compte deux, à Rennes où se trouve aussi son siège social.

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