Mantes-la-Jolie : manifestation contre la fermeture de l’unité de coronarographie

Dimanche 17 octobre 2010, par cclpv // Hôpitaux

Quelque 200 personnes se sont rassemblées jeudi devant l’hôpital de Mantes-la-Jolie (Yvelines) pour dénoncer la fermeture prochaine de l’unité de coronarographie, selon le collectif "Coeur.Hôpital.Mantes".

"On demande 18 mois d’essai et l’ARS (agence régionale de santé, NDLR) juge sur six mois", a regretté Fabienna Lauret, du comité de soutien.

"L’objectif est de partager entre le public et le privé, au détriment de l’hôpital public à qui on enlève les activités rentables pour les donner au privé", a-t-elle dénoncé.

Le chef du service de cardiologie interventionnelle, le Dr René Faivre, a déploré ne pas avoir "pu échanger de manière constructive avec Claude Evin", le directeur de l’ARS d’Ile-de-France. "Notre rencontre la semaine dernière a été une mascarade puisqu’il avait déjà sa conclusion", a-t-il poursuivi.

"On veut continuer l’effort du premier semestre au cours duquel nous avons réalisé plus d’une centaine de dilatations dont 35 en urgence", a dit le chef de service, qui estime que l’hôpital de Mantes dessert un bassin de population allant jusqu’à Evreux (Eure) et Dreux (Eure-et-Loir).

Le service de cardiologie interventionnelle de l’hôpital François Quesnay est menacé depuis la parution en avril 2009 de nouveaux décrets fixant un seuil annuel minimum d’actes de 350.

Le service, ouvert en 2008, travaillait 24H/24 depuis janvier.

Le directeur de l’hôpital, Denis Caspard a qualifié cette fermeture "très prochaine" de "décision justifiée", tout en disant "comprendre l’amertume et la déception des personnels venus à Mantes pour ce projet".

"Il existait sept sites de cardiologie interventionnelle dans les Yvelines et l’ARS, à qui cela paraissait trop, a décidé d’en supprimer trois, celui de Mantes et deux sites privés à Marly-le-Roi et Trappes", a-t-il souligné.

"Il n’y a aucun danger pour la population, nous allons travailler avec le centre d’Evecquemont, qui est un centre privé de secteur I donc appliquant le même tarif qu’à l’hôpital, et avec qui on peut imaginer une complémentarité", a ajouté M. Caspard.

AFP 15/10/2010

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