Freescale : fermeture décalée au début 2012, preuve de viabilité selon la CGT

Mardi 4 octobre 2011, par cclpv // Freescale

La fermeture de l’usine de composants électroniques Freescale à Toulouse prévoyant 821 suppressions d’emploi à partir d’octobre 2011 a été repoussée de plusieurs mois pour répondre à la demande des clients, a-t-on appris vendredi auprès de la direction et des syndicats.

L’intersyndicale CGT-CFTC y voit le signe de "la viabilité" de l’usine et a demandé vendredi matin au comité d’entreprise l’annulation du plan social (PSE), à la différence de FO et de la CFE-CGC.

Le syndicat FO, minoritaire à la fabrication mais majoritaire avec la CFE-CGC dans cet établissement riche en techniciens et ingénieurs, ne s’est pas associé aux 5 semaines de grève organisées à l’automne 2009 par CGT, CFDT et CFTC.

Pour le directeur de l’usine toulousaine du groupe américain, Denis Blanc, l’interprétation de la CGT est "absurde".
"J’ai annoncé le report du 1er octobre au 31 décembre 2011 de la notification des licenciements, car nous devons produire jusque là pour permettre aux clients de constituer des stocks avant l’arrêt définitif de nos productions, rien de plus", a-t-il déclaré à l’AFP.

Pour la direction, ce report ne remet pas en cause la décision prise en avril 2009 de fermer l’atelier de fabrication jugé "obsolète".
M. Blanc assure que "plus de la moitié des effectifs a déjà une solution de reclassement".

Le délégué FO, Serge Ramos, s’attend à une fermeture "au printemps 2012" et estime que la direction a été "correcte" sur les reclassements.
Pour 350 salariés actuellement selon lui sans solution, le responsable FO mise beaucoup l’arrivée d’un repreneur qui emploierait sur place "250 à 300 salariés".

"Désormais on dit non à la fermeture, on travaille à pleine capacité, il y a plus de 500 intérimaires, les clients ont confiance en l’usine de Toulouse", déclare au contraire Eric Hirson délégué de la CGT.

L’intersyndicale CGT-CFTC "n’envisage pas de grève pour l’instant" mais elle veut "faire savoir que la fermeture n’a pas de raison technologique mais purement financière".

Une délégation des Freescale participait jeudi soir au meeting toulousain de Ségolène Royal où la candidate aux primaires socialistes s’est prononcée pour une loi "interdisant les licenciements boursiers". "Nous irons voir tous les candidats qui nous invitent", a précisé M. Hirson.

Le Parisien - 30 septembre 2011

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