Grève chez Marionnaud (Toulouse)

Mercredi 30 septembre 2009, par Victor Morrisset // Marionnaud

Les parfumeries Marionnaud ont rassemblé leurs forces hier pour un large mouvement de contestation. Regroupés rue Alsace-Lorraine, ils étaient environ une soixantaine d’employés, parfois venus de loin, (Pau, St Jean de Luz, Landes) pour faire entendre leurs voix. « Un plan social touchant 700 personnes sur l’ensemble des boutiques est prévu, explique Bernard Rocamora, responsable du magasin de Pau et affilié UNSA. Depuis notre rachat en 2005 par un homme d’affaire chinois, l’ensemble de l’entreprise régresse et ce malgré la très grande compétence du personnel. Nous entamons notre 3è plan social ». Les parfumeries Marionnaud créées au début des années 80 ont d’emblée séduit l’ensemble du public. Enseignes de proximité, elles sont souvent très nombreuses sur une même ville : Toulouse en compte sept. Depuis leur rachat plus rien ne va : « Il n’y a plus de politique sociale au sein du groupe ni de réel professionnel à la tête, reprend Bernard Rocamora. En cinq ans, nous avons changé quatre fois de directeur général, c’est dire. De plus, malgré les 7 % de bénéfices générés par le groupe, on nous propose des miettes ».

Christina est conseillère chez Marionnaud depuis treize ans. Elle aussi a constaté la dégradation du service : « Le client ne reçoit plus la prestation à laquelle il a droit. Alors il boude l’enseigne ».


Le plan de Sauvegarde de l’Emploi (PSE) de Marionnaud

Ce qu’il faut retenir du projet de la direction :

C’est la volonté de garantir la proximité auprès des clients et la qualité de service, qui a mené la direction à concevoir un projet qui ne ferme aucun magasin et conduit un certain nombre de ceux-ci à se réorganiser pour parvenir au niveau de rentabilité des autres boutiques du réseau.
Le principe de cette réorganisation s’appuie sur le parc de magasins dont la direction a entrepris un vaste programme de rénovation depuis 2 ans.
Pour demeurer proche de ses clients, Marionnaud continue d’investir dans la rénovation de son réseau, la formation de ses conseillers de vente.


La Dépêche le 24 septembre 2009

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