Main Sécurité (Nord) : 11 agents de gardiennage du site d’ArcelorMittal menacé de licenciement

Jeudi 15 mars 2012, par Victor Morrisset // Main Sécurité

11 agents de la société Main Sécurité, affectés au gardiennage d’ArcelorMittal Dunkerque, sont sous le coup d’une mise à pied à titre conservatoire. Ils sont convoqués, demain pour deux délégués syndicaux et vendredi pour les autres, par leur direction à un entretien qui pourrait les conduire à être licenciés. Pour les salariés concernés. Ces mesures sont la conséquence d’un mouvement de grève qu’ils ont mené fin février. Un mouvement destiné à obtenir une hausse de salaire de 80 E, indiquent ces employés payés, annoncent-ils, 1 100 € par mois.

Une trentaine d’agents de Main Sécurité, filiale du groupe Onet dont l’antenne locale est basée à Coudekerque-Branche, assurent le gardiennage à tous les postes d’ArcelorMittal Dunkerque, sauf à celui des grands bureaux, ainsi qu’à Mardyck et à Europipe. Après avoir demandé l’ouverture de négociations salariales le 20 février, ils se sont mis en grève le 23, d’abord sans perturber l’accès des salariés d’Arcelor au site de production. Faute de négociations avec leur direction, rappellent-ils, ils ont durci le mouvement fin février. Malgré plusieurs rencontres avec leur direction générale, basée à Marseille, détaillent-ils, ils n’ont rien obtenu. « Le 5 mars, jour de la tempête, un huissier est passé sur les deux postes P1 et P3, où des agents avaient fait grève, pour vérifier si nous faisions des contrôles. Le lendemain, nous recevions une mise à pied à titre conservatoire avec convocation à un entretien », détaillent-ils encore. Depuis, ils sont sans travail et sans salaire et risquent un licenciement.

Les onze agents sont soutenus par la CGT d’ArcelorMittal, qui voit dans ce conflit une remise en cause du droit de grève de la part de leur direction. Les salariés concernés par cette mise à pied conservatoire ont installé un piquet de grève à l’entrée du site « jusqu’à l’arrêt de toute mesure disciplinaire à leur encontre, au paiement de leur salaire et à la reprise de leur poste de travail ». • A. M.

Nous n’avons pu entrer en contact avec la direction de Main Sécurité, basée à Marseille.
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La voix du Nord le 14 mars 2012

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