Freescale : pas de reprise en vue, la CGT déçue par le gouvernement

Lundi 16 juillet 2012, par lohann // Freescale

Aucune offre de reprise n’existe pour l’atelier de fabrication de semi-conducteurs Freescale de Toulouse, qui doit fermer le 10 août, a-t-on appris lundi à l’issue d’une rencontre entre un conseiller du ministre du Redressement productif, la direction et les syndicats.
"Le changement c’est pas pour nous, c’est toujours la case pôle emploi direct qui attend 572 salariés", a déclaré le délégué CGT de l’usine Eric Hirson, amer face à "l’absence de solution" apportée par John Palacin, conseiller spécial d’Arnaud Montebourg.

M. Palacin avait été chargé à la fin mai "de se rapprocher des dirigeants américains du groupe Freescale et d’envisager toutes les solutions possibles pour un maintien de l’activité" de composants, principalement pour l’automobile.
Mais la direction, comme la CGT ou FO ont tous rapporté lundi à l’issue de la rencontre organisée à la préfecture que le conseiller avait fait un constat d’échec.
La CGT faisait état depuis des mois "d’un projet de reprise" nécessitant seulement que le groupe américain s’engage à acheter aux repreneurs pendant "deux ans environ" une certaine quantité de production jusqu’à l’arrivée d’un nouveau produit.
Les responsables syndicaux ont parlé d’un "projet abandonné", mettant en cause "la responsabilité de la direction".
Le directeur de l’usine Denis Blanc a en revanche toujours contesté l’existence d’un projet viable. "Nous avons constaté le fait qu’il n’y avait aucun projet de reprise pour le site", a-t-il réaffirmé devant quelques journalistes en sortant de la réunion, à laquelle participaient des représentants de toutes les collectivités, Toulouse, le département de Haute-Garonne et la Région Midi-Pyrénées.
L’atelier employait 821 salariés de fabrication en 2009 lorsque la direction a annoncé son projet d’arrêt de cette activité pour ne conserver que 500 emplois à la recherche-développement.
La CGT estime que nombre de gens ayant quitté l’entreprise depuis "se retrouvent déjà à pôle emploi" et évalue à 572 le nombre de personnes vouées au licenciement.
La direction assure au contraire avoir fait de gros efforts de reclassement et Denis Blanc dit que "moins de 400 lettres de licenciements" seront envoyées le 10 août. Il assure que les salariés concernés continueront d’être payés jusqu’en mai 2013 et que le cabinet de reclassement choisi par Freescale continuera son travail bien au-delà, sans fixer de date butoir.

Le 16 juillet 2012 - Le Parisien

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