Restructuration de tous les records chez Goodyear

Mercredi 13 janvier 2010, par cclpv // Goodyear

L’usine Goodyear d’Amiens Nord, qui prévoit depuis 2007 un plan de restructuration, se trouve toujours dans une impasse de procédure.

Le plan de restructuration prévoyant 827 suppressions de postes à l’usine Goodyear d’Amiens Nord, annoncé en 2007, ne sera toujours pas entamé début 2010.
Dernier épisode du feuilleton : Le fabricant de pneus a saisi la cour d’appel de Versailles afin d’obtenir infirmation du jugement rendu fin août par le tribunal de grande instance de Nanterre. Celui-ci avait ordonné la suspension du processus, pour cause d’imprécision des informations données aux élus du personnel. L’affaire est mise en délibéré jusqu’au 27 janvier prochain.

Sursis

Dans l’intervalle, les positions restent figées. Les salariés obtiennent un nouveau sursis d’un mois et demi, et la direction, de son côté, ne peut programmer ni réunion du comité central d’entreprise ni session du CHSCT. Entre ces deux audiences, une médiation a été tentée, sur ordonnance du juge. _ Le médiateur désigné, Laurent Rivoire, directeur associé du cabinet Secafi, n’a pu rapprocher l’inconciliable.
Goodyear Dunlop Tires France et sa maison mère d’un côté, le comité central d’entreprise et la CGT de l’autre, se sont séparés sur un désaccord complet.

Le premier entendait convaincre les salariés que la restructuration ouvrirait la porte à la cession du site à un acquéreur, permettant ainsi de sauver une partie des emplois. « OK, mais à condition que le projet de reprise ne se limite pas à l’usine et englobe aussi le siège, l’administratif, la logistique et les ventes », répliquent les représentants des salariés.
« Une fois que nous aurons eu des informations fiables, nous pourrons commencer à travailler à des départs non contraints », précise la CGT, conseillée par les avocats Emmanuel Gayat et Fiodor Rilov. Mais cette intransigeance n’est pas du goût de tous. Une bonne partie des salariés âgés et des cadres pencheraient pour des départs volontaires, en rêvant d’empocher de substantielles indemnités que certains situent à 100 000 euros par tête.

wk-ce
Gestion Sociale, 17/12/2009

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