Les ingénieurs de Delphi manifestent à Illkirch

Vendredi 1er mars 2013, par lohann // Delphi

Ils dénoncent les plans de sauvegarde de l’emploi (PSE) touchant les sites d’Illkirch (Bas-Rhin) et de Villepinte (Seine-Saint-Denis), qu’ils qualifient de licenciements boursiers.

Les représentants du personnel de l’équipementier automobile Delphi appellent les salariés du groupe américain à se rassembler vendredi 1er mars devant le site Illkirch-Graffenstaden (Bas-Rhin), dans la banlieue de Strasbourg.

Ils dénoncent la restructuration dévoilée début décembre 2012. Delphi avait annoncé un projet de suppression de 103 postes à Illkirch et de 54 postes à Villepinte (Seine-Saint-Denis).

Les deux sites font partie de la division électronique et sécurité de Delphi, pour laquelle le développement de produits en Europe sera regroupé à Cracovie en Pologne, où existe déjà un centre technique.

Des salariés de Villepinte et du site allemand de Langenlonsheim (Rhénanie-Palatinat), doivent participer au rassemblement du vendredi 1er mars, décidé à l’occasion d’une réunion du comité central d’entreprise au cours de laquelle le cabinet d’expertise mandaté par le CCE, Syndex, doit remettre son rapport.

"Les arguments avancés par Delphi sont infondés et incomplets", affirme un représentant du personnel qui requiert l’anonymat. "L’entreprise veut maximiser ses profits et privilégie les actionnaires. C’est la politique de la terre brulée car à terme il ne restera que 37 personnes à Illkirch." Dans cette configuration, le site sera selon lui une coquille vide.

Contacté, le groupe Delphi n’a pas souhaité communiquer.

Le 1er Mars 2013 - L’Usine Nouvelle

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