Citroën Aulnay : après le cinq mars, commencer à envisager la suite ?

Mardi 5 mars 2013, par thomas // PSA

Début de semaine « habituel » à Citroën Aulnay, nettoyé des murs (plutôt des barricades) que les grévistes avaient dressées entre eux et les « pots de fleurs » (traduction : les chefs, non grévistes évidemment).



Nettoyé aussi de quelques stocks de pièces comme les phares ou les batteries emportées durant le weekend, probablement à Poissy censé prendre le relai d’Aulnay pour la production de la C3. Parallèlement le nombre de salariés mutés (provisoirement pour le moment, avec un avenant à leur contrat de travail de 5 semaines) à Poissy a encore augmenté ce lundi.



Tenue du comité de grève, des différentes commissions, de l’AG : on pourrait presque dire le traintrain, consacré ce lundi 4 mars à la préparation de la manifestation de demain (PSA Aulnay devrait défiler en tête de la manif de l’Ile de France, avec le Fret d’Air France en grève, et d’autres boîtes plus ou moins mobilisées).



Parmi celles-ci, Presstalis, à qui une délégation d’une douzaine de grévistes a rendu visite... et avec qui a été discuté et envisagé la possibilité des actions communes aux différentes boîtes en lutte ou menacées.



Une action commune de plus en plus nécessaire alors que la répression patronale s’accentue : 3 autres grévistes menacés de licenciements ont été mis à pied à titre conservatoire. Il est de plus en plus évident que ce n’est pas en restant isolés et repliés sur la boîte (où la production est arrêtée depuis des semaines) que les grévistes vont repousser les projets de la direction, que ce soit de fermer l’usine définitivement... ou la rouvrir pour quelques mois mais à ses conditions.


Aulnay-sous-bois le lundi 4 mars 2013

Le collectif contre les patrons voyous et licencieurs

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